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L'aérodrome
aérogare de Bron
aérogare de Bron
A l’automne 1910, un meeting a lieu à Bron pour l’ inauguration de l’Ecole lyonnaise d’aviation, avec des pilotes comme Kimmerling ou Desparmet.

En 1930, l’aérodrome de Bron a inauguré la plus grande aérogare du monde.

Occupé par les Allemands dès 1942, l’aérodrome a repris sa vocation civile et commerciale après la guerre, activité qui a cessé le 20 avril 1975 avec son transfert vers Satolas. L’aérodrome de Bron est alors revenu aux clubs et à l’aviation d’affaires.

Les hangars
Du patrimoine technique, il subsiste deux infrastructures marquantes des années 1930 : le hangar Caquot, du nom de son ingénieur-concepteur (qui abrite aujourd'hui les pompiers de l'aéroport), et les deux hangars d’aviation ou hangars 6. Difficile de ne pas les voir quand on s’approche de l’aéroport. S’ils portent le numéro 6, c’est qu’ils ont fait partie d’un ensemble de hangars, dont certains d’un modèle différent, construits entre 1925 et 1927. Dans les années vingt, le Ministère de la Guerre souhaitait augmenter la surface et la capacité de son aérodrome militaire. Ces hangars furent construits sous la direction de l’ingénieur d’études Gaston Le Marec, un spécialiste de la technique du voile de béton précontraint. Leur surface et leur hauteur permettait la mise à l’abri de tous les appareils de l’époque. L’espace sous voûte, lui-même, était aménageable.
Le dimanche 30 avril 1944 dans la matinée, des B17 larguent plusieurs centaines de bombes sur les installations militaires. Toute la partie Ouest fut détruite. Ne subsistèrent que les deux hangars actuels, qui étaient en bordure Sud-Est.
De 1951 à 1964, les “hangars 6” hébergèrent ce qui restait d’une activité aérienne militaire, c’est-à-dire les appareils d’entraînement des réservistes.
Air-Inter et les appareils des aéroclubs prirent ensuite leur place. De nos jours, l’usage des “hangars 6” est commercial, ce qui a l’avantage d’assurer leur maintien en état. Depuis 80 ans, ils font partie du paysage brondillant et le marquent de façon emblématique. Peu d’exemples de ce type de bâtiments subsistent en France.
Source : Société Lyonnaise d’Histoire de l’Aviation et de Documentation Aéronautique (Slhada)
Site: http://perso.numericable.fr/ylaurenc/