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Tribunes
Fin des autoroutes A6-A7 : déclassement de l’est lyonnais ?
 
Le 27 décembre dernier, un décret actait le déclassement des autoroutes de l’A6 et l’A7. Concrètement, il indique que sont « déclassées de la catégorie des autoroutes dans le département du Rhône, les sections et les bretelles des autoroutes A6 et A7 traversant l’agglomération lyonnaise, situées entre Limonest au Nord, au niveau de l’échangeur n°33 de l’A6 dit “de la Garde”[…] et Pierre Bénite au Sud, au niveau de l’échangeur avec l’autoroute A450 ».
Cette décision est évidemment une très bonne nouvelle pour les riverains de ces autoroutes et notamment pour les lyonnais. Cette cicatrice routière, traversant des agglomérations et le centre de Lyon, apporte des nuisances réelles en terme de trafic et de santé publique. A l’heure des pics de pollution de plus en plus fréquents et durables, à l’heure de la circulation alternée, il est bon de pouvoir stopper cette aberration d’un autre temps.
Ce sont donc 15 000 véhicules en transit (sur 115 000 au total) qui ne devraient plus emprunter cet axe de 16 kilomètres dès la fin de l’année 2017.
Pourtant, si cette décision est éminemment positive, nous nous inquiétons des conséquences liées au détournement de ce flot de voitures et camions qui ne passeront plus à cet endroit. Où vont-ils se reporter ?
Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de l’agglomération lyonnaise avait anticipé, il y a quelques années à l’initiative de son Président Gérard Collomb, l’éventualité du déclassement des autoroutes A6 et A7. Il stipulait toutefois que cette procédure ne saurait être mise en oeuvre sans que soient auparavant réalisés l’Anneau des Sciences à l’ouest et le grand contournement de Lyon. Or, ni l’un ni l’autre ne sont actuellement bouclés, ni même dans les cartons.
C’est là que le bât blesse ! Le déclassement est engagé sans les itinéraires de délestage prévus pour absorber la circulation ainsi détournée.
De toute évidence, c’est vers l’est lyonnais, via la rocade déjà saturée aux heures de pointe (25 000/jour rien que pour le transit), le périphérique Laurent Bonnevay (3000 véhicules/jour pour le transit) et l’A43 que le trafic en transit va se concentrer. Au détriment des habitants de ces secteurs qui vont devoir subir les embouteillages, la pollution déjà forte, les temps de trajet en hausse. Gérard Collomb fait le pari que c’est sur l’A432 que la circulation supplémentaire se détournera ; or cet axe est payant (contrairement à la rocade et au périphérique) ce qui rebutera transporteurs et automobilistes de l’emprunter et trop excentré pour les GPS.
Notre ville est concernée et peut être fortement impactée par ce déclassement. Déjà encadrée par le périphérique, l’autoroute A43 et proche de la rocade Est, Bron prendra potentiellement une large part des désagréments occasionnés par le détournement du trafic de transit.
Nous sommes très étonnés du manque de communication et l’absence de prise de position de l’exécutif à Bron. Le Maire a pourtant répété lors de ses voeux que la santé des brondillants faisait partie de ses priorités.
Nous allons donc lui proposer d’organiser, comme il se doit, des réunions d’information pour les habitants de la ville en collaboration avec tous les élus. Nous sommes également très surpris du manque de réaction et du silence du groupe Europe Ecologie les Verts de Bron, sur un sujet qui devrait pourtant les inquiéter. Ces derniers espèrent que les limitations de vitesse sur les voies proches de Bron devraient dissuader les automobilistes de les prendre. Or, on voit bien que la limitation à 70 km/h sur l’A43 n’est que peu respectée et que les véhicules en transit passeront forcément quelque part.
Espérons qu’avec la re-qualification de l’A6-A7 ce ne soit pas l’est lyonnais qui soit déclassé.

Yann Compan, Evelyne Brunet, Marc Dubief, Valérie Boulard,
Nicolas Cristin, Fred-Ann Labeeuw, Jacques Champier
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”




Conseils de quartiers entre désir, réalité et oubli !

Les assemblées des conseils de quartiers sont terminées. Félicitations aux représentants pour leur implication et leur travail. Mais à bons nombres d’idées avancées, les réponses du maire sont souvent les mêmes. « Votre demande n’est pas réalisable car pas de compétence municipale mais métropolitaine » surtout en matière de voirie, ou bien « on pourra éventuellement l’envisager en fonction des budgets ». Nous espérons, que le rôle de ces conseils ne se cantonne pas à la mise en place d’un panneau de sécurisation d’un square, d’une boite à livres ou l’organisation d’une fête des voisins.
Cette démarche participative est intéressante mais les fins de non-recevoir répétées faute de budget ont déjà généré des départs ! La création de 2 postes d’adjoints pour animer ces conseils coute sur une mandature 200 000 €. Cet argent aurait pu participer au financement d’actions.
Par ailleurs, la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 24 février 2014 crée les conseils citoyens dans les quartiers prioritaires. Souplesse, indépendance, pluralité, parité, proximité, citoyenneté et co-construction sont les points forts. Leurs représentants participent aux instances de pilotage des contrats de ville, ils communiquent aux acteurs leurs travaux, propositions et bilans de la mise en oeuvre des projets initiés.
Le financement est mobilisé contractuellement au moyen d’une enveloppe du contrat de ville, subventions, appels à projets ou au mécénat privé !
A Bron ce concept a été oublié sur Terraillon et Parilly !

Bernard Justet, Sylvie Dubouchet, Stéphane Genin
Groupe “À BRON TOUT NOUS RASSEMBLE”





A l’heure du bouclage du Bron Magazine de Mars, la tribune libre du Groupe Front National ne nous était pas parvenue.





Pollution atmosphérique : le mauvais feuilleton de l’hiver

20 jours de pollution aux particules fines en décembre à Lyon, un nouvel épisode d’une bonne semaine en janvier, la pollution atmosphérique a été la grande caractéristique de cet hiver. Clouées au sol par une météo combinant anticyclone et absence de vent, les particules ont stagné pendant des semaines sur notre pays.
La pollution atmosphérique, troisième cause de mortalité évitable, génère aujourd’hui 48 000 décès prématurés par an en France. Ses dégâts sont évalués à 1 000 euros par habitant et par an, d’après le rapport de la commission d’enquête sénatoriale en 2015. Historiquement la réglementation a permis de faire régresser la pollution d’origine industrielle. Mais depuis les années 1970, la pollution diffuse, liée notamment au transport routier reste préoccupante, et la France ne réussit pas à respecter les directives européennes.
Aujourd’hui parmi les multiples composants de la pollution atmosphérique, les particules fines sont considérées comme le facteur de risque principal. Elles pénètrent en profondeur dans nos poumons. Une étude européenne a montré que le fait que 50 % de la population  vive à proximité d’un axe routier fréquenté (plus de 10 000 véhicules/jour) serait responsable de 23 % des bronchites chroniques et 25 % des maladies cardio-vasculaires des plus de 65 ans. En conséquence, comme souligné dans les conclusions de cette étude, une réglementation efficace dans le domaine de la pollution atmosphérique pourrait se traduire par des bénéfices sanitaires et monétaires importants. Une régulation des niveaux de pollution atmosphérique à proximité du trafic routier entraînerait, entre autres, une augmentation de l’espérance de vie.
à Bron, l’autoroute et le périphérique voient passer de l’ordre de 150 000 véhicules par jour. C’est dire si cette question est bien un enjeu majeur de santé publique pour notre ville. Le quartier de Parilly (6 000 habitants) est particulièrement touché et nous ne pouvons que déplorer que la pollution touche directement des habitants parmi les plus défavorisés socialement et économiquement.
Alors que dire des mesures prises ? Quelques unes ont été mises en œuvre, avec du retard,  et différemment suivant les villes : les restrictions de circulation, la vignette Crit ‘Air, la gratuité des transports collectifs ou du stationnement résidentiel...mais tout cela est resté bien partiel.
A travers la gestion de ces épisodes de pollution, c’est toute la politique de déplacements dans notre agglomération qui est interrogée : quelle place donner aux transports collectifs, au covoiturage, aux modes actifs (marche et vélo) ? La Métropole a adopté l’année dernière son “Plan Oxygène” qui en définit les grandes lignes. La prochaine étape sera  le Plan de Déplacements Urbains, qui sera soumis à enquête publique ce printemps. Ce sera l’occasion pour les citoyens de faire entendre leur voix sur ce sujet, vital pour leur environnement et leur santé. Mais c’est aussi à chacun de prendre conscience de son propre impact sur la qualité de l’air, et en citoyen responsable, de modifier ses comportements en conséquence.
Concernant notre commune, on pourrait déjà baisser la vitesse à 70km/h sur le périphérique (comme le Préfet l’a décidé pour l’autoroute A43 à Parilly), ce qui réduirait d’autant les émissions de particules. Le maire a saisi il y a plusieurs mois le Président de la Métropole sur ce sujet, on attend sa réponse...

Enfin, il faudra s’attaquer au diesel, principal émetteur de particules :  près de 90% des particules PM10 (un type de particules fines) sont dues aux rejets de gaz issus de moteurs diesel, contre seulement 12 % pour les moteurs à essence non catalysés. Depuis 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le diesel comme un «cancérogène certain ». Il est aujourd’hui largement majoritaire dans les transports en France : 68 % du parc automobile national et 95 % des véhicules utilitaires roulent au diesel. Et un quart seulement des véhicules diesel sont équipés en filtres à particules, encore moins chez les poids lourds, dont la durée de vie est plus longue.

On sait que les changements seront longs, mais une prise de conscience semble s’opérer, puisque les ventes de voitures essence dominent depuis quelques mois les ventes de diesel. Par contre, même avec le scandale du Dieselgate l’année dernière, les décisions politiques en la matière ne progressent guère. Sauf si les candidats aux élections présidentielle et  législatives font de cet enjeu de santé publique, primordial pour nos concitoyens, un enjeu pour les prochaines échéances électorales....

Et si vous deveniez producteur d’électricité solaire ?

C’était le sujet de la réunion publique organisée le 26 janvier dernier à Bron, à l’initiative de l’Association lyonnaise “Toits en Transition” et de l’Agence Locale de l’énergie, avec le soutien de la ville.

Les Brondillants n’ont pas attendu l’action municipale pour s’intéresser à l’énergie solaire, à titre individuel : on compte aujourd’hui une centaine d’installations solaires sur les toits de Bron (dont 4 bâtiments municipaux). Mais le but de la soirée était de présenter un projet plus ambitieux de “centrale solaire citoyenne”, à l’image de ce qui existe depuis plusieurs années en Allemagne.  En 2015, les énergies renouvelables (solaire, hydraulique, éolien…) ont couvert en effet plus d’un tiers de la consommation d’électricité Outre-Rhin. Et la moitié de ces installations est entre les mains des citoyens.

C’est dire si nous avons des marges de progrès en France. De multiples freins administratifs et juridiques freinent ce développement, mais les expériences se multiplient. C’est pourquoi “Toits en Transition” se propose d’équiper différents batiments publics de l’agglomération de panneaux photovoltaïques, dont la production serait revendue à EDF. Il s’agira de la première centrale française de ce type, à l’échelle d’une agglomération. à ce jour, 11 communes de la Métropole ont proposé des toitures à équiper et les panneaux seront installés dans les tous prochains mois. Bron contribue en mettant à disposition le toit de l’école Ferdinand Buisson.

Ce projet permet à tout citoyen de devenir producteur d’énergie renouvelable, de façon collective. En effet son financement fait appel à la participation citoyenne, chaque personne interessée pouvant acheter une ou plusieurs parts à 50 euros. La gouvernance  est assurée de façon démocratique par la société coopérative créée pour exploiter les panneaux photovoltaïques.

Pour soutenir cette opération, qui contribue à lutter à notre échelle contre le changement climatique, vous trouverez tous les renseignements nécessaires sur le site internet de Toits en Transition.
 
Gérard Arnaud, Françoise Mermoud, Martine Rodamel
Groupe des élus EELV