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Festival de cinéma : Drôle d'endroit pour des rencontres

La 27ème édition du Festival Drôle d’Endroit pour des Rencontres revient avec une programmation engagée. Aux cinéma les Alizés du 25 au 28 janvier 2018

La programmation 2018 reflète l’amour du cinéma, de tous les cinémas. Si la fiction est toujours bien représentée, notons aussi la présence de documentaires très engagés, sur des sujets politiques, écologiques ou sociétaux, tel “L’insoumis” de Gilles Perret qui offrira un portrait de Jean-Luc Mélenchon loin des clichés, “Zéro Phyto, 100% bio” de Guillaume Bodin ou encore “Des bobines et des hommes” de Charlotte Pouch qui est allée à la rencontre des ouvriers de l’usine textile Bel Maille confrontés à un redressement judiciaire.

Rencontre avec Jean-Pierre Améris, un habitué du Festival

Le réalisateur est déjà venu présenter plusieurs de ses films. Il revient le 27 janvier avec “Je vais mieux”, et un plaisir intact pour la rencontre avec le public. L'interview de Bron Magazine en avant première !

Bron magazine : Le Festival Drôle d’endroit pour des Rencontres revendique une  programmation de qualité, dans une ambiance conviviale et loin des paillettes, vous vous reconnaissez dans ce parti pris ?
Jean-Pierre Améris : Complètement ! Je me réjouis de revenir dans ce festival qui réunit tout ce que j’aime : l’amour du cinéma sans œillères et sans chapelle, le plaisir de la découverte et celui de l’échange entre les artistes et le public. De plus, je suis toujours très ému de venir présenter un nouveau film dans la région de Lyon, ma ville natale.

BM : Pour un réalisateur, comment enchaîner les projections-débats sans se lasser ?
JPA : Je ne m’en lasse absolument pas. Je dirai même que c’est  l’aboutissement de tous mes films : me permettre d’aller à la rencontre du public, de voir l’étincelle dans leurs yeux. Et comme chacun réagit avec sa personnalité, ce n’est jamais pareil.

BM : Le film que vous venez présenter s’intitule “Je vais mieux”. Ce “je”, c’est vous ?
JPA : C’est d’abord le héros d’un roman de David Foenkinos, un grand coup de cœur de lecture. C’est vrai que je me suis complètement identifié à ce personnage. Cet homme, joué par Éric Elmosnino, est victime d’un mal de dos fulgurant qui vient révéler toutes sortes d’autres “maux”, dans son travail, son couple… Le tout abordé avec humour, car c’est un film qui fait sourire avant tout ! La comédie est mon genre le plus personnel. C’est ma troisième, après “Les émotifs anonymes” et  “Une famille à louer”, qui étaient des scenarii originaux dans lesquels j’avais déjà mis beaucoup de moi-même. Cette fois, c’est donc une adaptation, mais l’auteur m’a laissé une grande liberté.