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Expression des élus

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Tribunes parues dans Bron Magazine n° 289 de Février 2018.

Opposition municipale

Mieux vaut tard que jamais

Face à une majorité souvent dogmatique et idéologique, nous n’avons pas cessé de faire des propositions concrètes pour améliorer le quotidien des habitants. En réponse, nous observons le dédain et l’absence d’écoute de la part de la Majorité. Pourtant la situation dans la ville ne s’améliore pas: la sécurité n’est pas au rendez-vous, l’urbanisation intense inquiète, les déplacements y sont toujours plus compliqués et l’attractivité de la ville est à l’arrêt. Voilà presque quatre ans que cela dure.

Le Maire a décidé d’équiper la Police Municipale d’armes de désengagement, de caméras piétons et même de lunettes pour réaliser des contrôles de vitesse... Et pourtant, il nous a répété pendant quatre ans que la sécurité est l’affaire de la Police Nationale. Nous affirmions que la Police Municipale a vocation à participer activement à la sécurité dans la ville. Nous espérons que le Maire va mandater cette police pour réaliser des contrôles de vitesse et verbaliser (la pédagogie n’a qu’un temps) aux endroits utiles et pas seulement faciles, interpeler les auteurs de rodéos, de barbecues sauvages (il faudrait prévoir un endroit « fait pour »)… Que de temps de perdu, mais mieux vaut tard que jamais. Et surtout attendons les résultats concrets.

La semaine de quatre jours et demi, c’est fini. Un beau gâchis là encore… Il y a quatre ans, nous avions fait un sondage à la sortie de l’ensemble des écoles : 80% des parents étaient pour la semaine de 4 jours. La mairie avait fait la sourde oreille. Nous avons alors relayé, sans relâche, les très nombreux problèmes du périscolaire « garderie ». Alors que des mesures d’assouplissement ont été introduites pour la rentrée 2017/2018, la Ville de Bron a continué. En cette fin 2017, pressé par des contingences budgétaires, la mairie a refait ce sondage : 70% des parents veulent le retour de la semaine de 4 jours ! Elle sera donc rétablie dès la rentrée prochaine. L’argument avancé est « on devait respecter la loi ». Oui, mais il y avait plusieurs moyens de respecter la loi. Que de temps, et d’argent, perdu, mais mieux vaut tard que jamais.

Rappelons que sur de nombreux autres sujets, le Maire reste sourd : marchés forains à la dérive, problèmes à la piscine, communautarisme, bétonisation à outrance… Malgré notre rôle de contradicteur, malgré nos propositions, rien ne change, seul le Maire peut agir… Lors des voeux au personnel municipal, le Maire a parlé d’un budget « ambitieux » : on a du mal à y croire, même si on aimerait bien, pour le bien de la ville.

Enfin, nous sommes en Février et nous n’avons pas commencé à parler du budget de l’année. Mieux vaut tard que jamais mais ce défaut d’anticipation est bien le signe d’un sérieux manque d’ambition.

Yann Compan, Evelyne Brunet, Marc Dubief, Valérie Boulard,
Nicolas Cristin, Fred-Ann Labeeuw, Jacques Champier
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”

 

Les villes vont se serrer la ceinture !

Les budgets municipaux vont être à la peine suite à l’annonce du gouvernement d’une baisse des dotations. à Bron les impôts ont déjà considérablement augmenté et des choix budgétaires vont devoir être pris dans l’urgence. Depuis 3 ans notre groupe a fait des propositions.

La réduction de la masse salariale (+ de 50% du budget de la ville) est inéluctable ! Nous saluons le travail des agents et n’avons aucun doute sur leur professionnalisme cependant une mutualisation de services, un redéploiement avec formation ou la suppression de postes en doublon apparus avec la création de la métropole sont possibles. Il y a donc des marges de manœuvre tout en maintenant la qualité du service rendu à la population.

À cela s’ajoute la suppression des emplois aidés qui ont connu un fort accroissement sous le gouvernement du Président Hollande et dont nos associations bénéficient.

Quelle va être la politique du Maire socialiste face à cette problématique ?

Quelle va être l’attitude de son adjoint au commerce référent local “en marche”, candidat malheureux à l’investiture pour les législatives mais très favorable à cette politique gouvernementale ?

Quel va être l’avis de la députée “en marche” élue avec le soutien du Maire ?

Que vont dire l’Adjoint Marcheur et la Députée Marcheuse aux associations humanitaires, caritatives, sportives, culturelles… ?

Pour conclure quelle politique cette majorité très divisée et incohérente va mener pour ne pas mettre en péril certaines associations quand on sait que plus de 240 associations contribuent au lien social ?

Bernard Justet, Isabelle Da Silva, Stéphane Genin
Groupe “À BRON TOUT NOUS RASSEMBLE”


Majorité municipale

Conseils de quartier : un premier bilan très encourageant

Les Conseils de quartier ont été créés à Bron par l’actuelle équipe municipale, et la première génération de conseillers, installés au printemps 2015, arrive aujourd’hui au terme de son mandat de trois ans. La Ville lance actuellement l’appel à de nouveaux volontaires pour participer à la deuxième étape.
Nous avions expliqué ici même, il y a  trois ans, être très favorables à la création de ces conseils, à qui étaient fixés des objectifs très ambitieux :
- être un lieu privilégié d’apprentissage et d’exercice de la citoyenneté,
- créer des espaces de débats et d’échanges de connaissances avec les Brondillants,
- conforter l’implication des Brondillants en leur offrant la possibilité d’être force de propositions et ainsi les rendre partie prenante des décisions qui les concernent,
- contribuer à l’animation du quartier en lien avec les associations locales,
- mettre en œuvre des projets collectifs et d’intérêt général à l’aide de budgets participatifs.
à l’heure de ce premier bilan, force est de constater que, sur tous ces points, il y a eu des avancées indéniables et que les Conseils de quartiers font maintenant partie du paysage brondillant.

Premier constat : leurs réalisations et leurs contributions sont nombreuses et variées.
Il n’y a qu’à les lister pour s’en convaincre : boîte à livres place Curial, composteurs de quartier aux Glycines et aux Essarts, signalétique sur la place Jean Moulin à Terraillon, aménagements de la rue de la Marne, zone 30 aux Essarts, fleurissement de pieds d’arbre, itinéraires de balades à la découverte d’arbres remarquables, nouveaux arceaux de stationnement vélo, fêtes Bron voisins, animations diverses… les Conseils de quartier ont été créatifs dans de nombreux domaines.
Sans compter toutes les petites interventions du quotidien, puisque certains conseils ont réalisé de véritables “diagnostics en marchant” en déambulant à travers leur quartier pour relever les problèmes et les améliorations possibles, que ce soit en matière de propreté, de végétation, de circulation, d’accessibilité, de signalétique... Leur liste a souvent été longue et la Ville a essayé d’y répondre point par point, quitte à leur demander de les prioriser, car tout ne pouvait pas être traité de front. Ou leur demander un peu de patience, car tout n’est pas forcément aussi simple qu’il y paraît, et que la Ville n’est pas compétente sur tous les sujets...
On voulait avec les Conseils de quartier mobiliser l’expertise citoyenne, parce que les habitants, par leur connaissance du terrain, parce qu’ils vivent au quotidien dans leur quartier, peuvent apporter des informations pour éclairer et enrichir l’action de l’équipe municipale. Effectivement, les Conseils de quartier se sont fait reconnaître comme des interlocuteurs par la Ville et sont aujourd’hui un partenaire entendu et écouté.

Deuxième constat : certaines de ces réalisations ne pouvaient venir que des citoyens.
Parce qu’un composteur collectif ou une boîte à livres ça ne peut pas être décrété par la mairie, ça repose forcément sur la mobilisation d’un groupe de personnes intéressées, et prêtes à s’organiser ensemble pour le faire fonctionner au quotidien. La Ville a, bien sûr, son rôle d’accompagnement, de facilitateur (et de financeur, comme prévu dans la charte) dans ces projets. 
Mais le résultat, c’est plus d’échanges, plus de rencontres, plus de convivialité. Des voisins qui ne se connaissaient pas, qui se croisent aujourd’hui au composteur, et qui prennent le temps de discuter ou de boire un verre à l’occasion. Une jolie illustration du “vivre ensemble” que recherche l’équipe municipale...

Troisième constat : les Conseils de quartier, c’est la possibilité pour tous les Brondillants d’agir pour leur ville.
Les Conseils de quartier ont fait émerger de nouvelles têtes, des Brondillants qui s’étaient proposés simplement parce qu’ils avaient des idées pour leur quartier, et voulaient les mettre en œuvre. Certains vont s’arrêter à cette première expérience de trois ans, pour des raisons personnelles ou parce qu’ils ont atteint leurs objectifs. D’autres vont continuer pour poursuivre les projets engagés. Mais tous en savent un peu plus aujourd’hui sur ce qu’est l’action publique, et comment ils peuvent contribuer à agir pour leur ville. Alors espérons que ce bilan donne envie à d’autres de se lancer à leur tour dans l’aventure....

Non à la fragilisation des offices HLM et du logement social

La Métropole a adopté fin 2017 un “Schéma des solidarités”, destiné à affirmer sa volonté de mieux prendre en compte nos concitoyens les plus fragiles. C’est incontestablement une bonne chose, qui doit s’accompagner d’une politique du logement tout aussi ambitieuse.

Mais une annonce gouvernementale vient contredire cette perspective : la baisse des APL prévue par la loi de finances, et supportée pour partie par les offices HLM, est catastrophique pour la Métropole. En plombant les budgets des bailleurs sociaux, le gouvernement oublie que les recettes issues des loyers des locataires ne profitent pas à des actionnaires, mais sont bien réinvestis à la production et à la rénovation écologique des logements.

Pour le territoire de notre Métropole, une estimation auprès des quatre principaux bailleurs sociaux révèle, comme l’a indiqué le Président de la Métropole par courrier au Premier Ministre, que “la perte des recettes annuelles consécutive à la baisse conjointe de l’APL et des loyers s’établirait à plus de 40 millions d’euros, soit un équivalent de 1 350 logements produits par an, à rapporter aux 4000 logements programmés annuellement”. 

De plus, les aides à la rénovation thermique des logements sociaux anciens vont également être menacées par ce nouvel arbitrage financier. Enfin, cette mesure menace directement l’activité économique du secteur du bâtiment et de l’immobilier, dans des entreprises qui sont bien souvent des PME locales, voire des entreprises d’insertion. 

Diminuer d’un tiers la construction annuelle de logements sociaux dans notre agglomération, alors que les listes d’attente sont aussi longues, serait une catastrophe. En effet, près de 70 % de la population peut prétendre à un logement social, d’autant que le parc privé ne joue plus du tout son rôle d’offre de logements à prix abordables. 

Pour Bron, un risque supplémentaire est celui de voir la participation des bailleurs sociaux aux opérations de renouvellement urbain sérieusement diminuée, ce qui aura pour conséquence de réduire ou de différer les programmes de rénovation, pourtant si nécessaires pour les habitants, en particulier à Parilly.

Plus d’un quart des Brondillants résident aujourd’hui dans un logement social, c’est dire si l’enjeu est important pour notre commune et pour notre vivre ensemble.

Gérard Arnaud, Françoise Mermoud, Martine Rodamel
Groupe des élu(e)s EELV