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Expression des élus

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Tribunes parues dans Bron Magazine n°295 d'octobre 2018.

Majorité municipale

Jamais sans mes valeurs !

Au moment où l’Europe est fragilisée par la résurgence de mouvements xénophobes et ultraconservateurs, nous assistons impuissants, à la triste décision du Sénat en Argentine qui a refusé de dépénaliser l’IVG.
Partout dans le monde, les femmes travaillent, participent à la vie sociale et politique, paient leurs impôts, supportent la charge mentale et, trop souvent, juste à cause de leur sexe, subissent les injures, le harcèlement, les violences conjugales, et un moindre salaire à diplôme égal... Partout, les défenseurs de l’égalité se heurtent aux conservatismes, à la montée des égoïsmes, et autres régressions d’un autre âge qui conditionnent la situation des femmes dans nos sociétés.
Alors que nous avons ouvert la voie à une libération massive de la parole ces deux dernières années, il est temps maintenant que les femmes soient justement représentées et que les hommes participent à ce combat en déclarant haut et fort “we too!”. Car c’est la société tout entière qu’il faut embarquer pour que chacun retrouve sa juste place.
Alors nous sommes fiers de lutter en France pour que le genre ne soit pas décisionnaire et nous nous réjouissons de ce trésor qu’est la laïcité qui sépare les églises des décisions de l’État.
Nous voulons souligner notre satisfaction et notre fierté de voir Madame Simone Veil, ministre de la santé, présidente du parlement européen, féministe éclairée qui incarne la mémoire collective française, entrer au Panthéon où reposent désormais 5 femmes et 77 hommes.
Madame Schiappa, secrétaire d’État aux droits des femmes, livrait en août sa loi contre les violences sexuelles, permettant aux victimes de porter plainte 30 ans après le viol. C’est une bonne chose car on sait aujourd’hui que le cerveau pour se protéger, efface cette mémoire abominable (amnésie post-traumatique puis l’emprise et le silence). Avec cette loi, les atteintes sexuelles pourront être condamnées plus fermement et les délais de jugement pourront être raccourcis. Cela va dans le bon sens, même si l’on aurait pu espérer plus encore.
Fidèles à nos engagements, nous restons mobilisés à Bron pour l’égalité et nous maintenons nos cinq rendez-vous annuels : dans le cadre de la Mission Centenaire, nous visionnerions avec vous, le 15 novembre aux Alizés le film “Les Gardiennes” qui rend hommage au courage des femmes prises dans la tourmente de la Première Guerre mondiale ; puis, le 21 novembre à 20h, toujours aux Alizés, à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le film de Xavier Legrand : “Jusqu’à la garde” avec notre partenaire Filaction ; le 17 janvier, journée de parution de la loi Veil, nous évoquerons les droits des femmes dans l’histoire ; sans oublier les 6 février, 8 mars et 9 mars, matinée que vous pouvez d’ores et déjà réserver pour notre Caf’Égalité.
Afin de toujours être au plus proche des préoccupations de notre cause, nous avons pu cette année évaluer notre plan d’actions qui découlait de la charte signée en 2012, et ceci, pour répondre encore davantage aux besoins de nos structures socioculturelles partenaires et des citoyennes et citoyens. J’espère que le combat que nous menons permettra de supprimer les comportements et stéréotypes qui entravent la marche vers l’égalité.
Par ailleurs, avec le square George Sand mis à l’honneur lors du 8 mars dernier, et le square Jeanne Veses, Résistante, que nous avons inauguré le 3 septembre dernier, nous féminisons toujours plus notre belle ville de Bron.
Pour que les femmes reprennent légitimement leur part dans l’histoire et dans l’espace public.

Claire Durand-Morel, Groupe Socialistes et Apparentés

Un accueil moderne et de qualité

Vous procurer un accueil physique performant et adapté est une exigence que nous nous imposons au quotidien. Les élus que nous sommes, restons attachés aux vertus du dialogue, du contact direct avec l’ensemble des publics. Et les agents municipaux qui sont en première ligne savent également, grâce à leur professionnalisme, prêter une oreille attentive à chacun des usagers. Vouloir préserver ce lien, c’est nous permettre de garder une relation directe et privilégiée avec chacun d’entre vous. Il nous oblige aussi à être plus efficient dans notre organisation et plus pertinent dans nos réponses.
C’est pourquoi nous nous sommes dotés d’un plan d’investissement ambitieux pour améliorer la qualité de l’accueil sur plusieurs sites : à l’Hôtel de Ville (avec le rapatriement du service des cartes d’identités et des passeports), à l’Espace Roger Pestourie (avec le regroupement des services sport, vie associative, action éducative et du CCAS) ou dans l’annexe qui abrite désormais les services techniques et la direction de la Cohésion et du Développement urbain. Notre souhait : vous offrir des espaces adaptés, chaleureux, assurer la confidentialité de vos échanges, respecter chacun d’entre vous et vous apporter une réponse personnalisée.
Il est, pour certains d’entre vous, difficile de se retrouver dans les compétences de chacune des collectivités (Ville, Métropole, Département, Région) et des services de l’État. Mais chacun d’entre vous doit savoir qu’il peut venir en Mairie pour poser simplement ses questions. Et si vos demandes ne relèvent pas des compétences de notre Ville, nous veillerons à vous mettre en relation avec les structures ou collectivités ad hoc. Faire le lien avec les autres acteurs locaux relève aussi de nos missions.
Pour autant, cet accueil physique n’est pas antinomique du déploiement de solutions numériques. Bron est aussi une Ville qui anticipe les besoins à venir de sa population, qui s’imprègne des avancées technologiques pour repenser aussi sa relation à l’usager. C’est pourquoi, par exemple, nous développons continuellement l’ergonomie, le contenu du site web de la Ville afin que vous puissiez aisément consulter les informations municipales, solliciter les services de la commune, effectuer vos démarches en ligne,…
Investir et miser sur ces deux typologies d’accueil et d’information du public c’est être à l’écoute des spécificités de chacun en termes d’horaire de travail, de rythme de vie, d’appétence ou d’équipement informatique… S’il s’avère indispensable de poursuivre nos efforts pour offrir aux Brondillants une Ville encore plus connectée, cela se fera toujours en complémentarité avec un accueil physique de proximité.
La fracture numérique est malheureusement une réalité tout comme l’illectronisme. Nous en avons conscience et c’est cette connaissance fine et précise de la population brondillante qui nous incite avec l’aide de nombreuses structures (Mission Locale, Régie de Quartier, Cyber-Base, CCAS…) à repenser notre accompagnement auprès des publics les plus fragiles. A l’heure où de nombreux services de l’Etat se désengagent des territoires (permanences CAF et Sécurité Sociale sur notre commune), cette volonté municipale prend tout son sens. L’informatisation, la dématérialisation ne doivent pas se faire dans une simple et pure logique comptable sans tenir compte de la réalité à laquelle sont confrontées certaines personnes. Nous pouvons vous assurer de notre engagement pour vous offrir l’accueil (de qualité) que vous méritez.

Lucien Inami, Groupe Socialistes et Apparentés


Opposition municipale

Il était une fois le square République…

Le square République, qui se trouve avenue Franklin Roosevelt à proximité de la mairie, va être refait. C’est un peu un symbole. Après la suppression des bancs, ce sont les haies et les bambous, qui font le charme de ce square qui devraient disparaître dans les prochains mois au profit de plantations arbustives de petite taille. Où est le symbole ? Ce qui motive ce changement c’est l’incapacité du maire à empêcher l’ivresse publique et tous les désagréments qui vont avec : éclats de voix ou bagarres, plusieurs centaines de canettes de bière jetées dans les buissons, insupportable odeur d’urine… La situation est telle que ce square est comme privatisé, sous les fenêtres du maire. Des petits panneaux mentionnant l’interdiction de consommer de l’alcool, sont apparus cet été sur nos squares et places publiques, et bien sûr à proximité du square République. Ils sont vraiment petits, presqu’invisibles. D’ailleurs si le pictogramme est compréhensible la mention qui complète le panneau -mention à l’arrêté du maire- est tout simplement illisible. Ces panneaux, n’empêchent pas, vous vous en doutez, la consommation de boissons alcoolisée, les riverains continuent de trinquer...
Pourquoi parler de symbole ?
D’abord parce qu’il s’agit du square République, la République c’est le cadre législatif et même “moral” qui fonde la vie en société. Raser le square, c’est la stratégie de l’évitement et du déni, c’est reconnaître le manque d’autorité du maire. C’est un recul qui ne dit pas son nom.
Ensuite parce que le square République — comme bien d’autres lieux à Bron, citons la place de la Liberté, la place du 11 novembre 1918, la rue Louis-Pergaud et la place Jean-Moulin, ou encore certaines rues aux Genêts — est un lieu où le maire n’a pas la volonté de faire respecter — et plus grave n’est pas en capacité de faire respecter — les règles qu’il a lui-même posées.
Enfin ces « petits panneaux » sont à l’image de la manière de faire du maire sur les questions de sécurité. C’est “petit” donc largement insuffisant pour participer à la sérénité des habitants. C’est une manière de donner le change sans agir dans la réalité. C’est faire semblant, on est dans l’ordre du gadget !
Nous l’avons déjà dit ici, la sécurité n’est pas une finalité. C’est l’une des conditions pour vivre en société et pour que le commerce se développe. C’est aussi une forme de justice sociale. En effet assurer la sécurité de tous les citoyens est une preuve de respect de chacun d’eux dans leurs lieux de vie.
Or à Bron, à l’image du square République, on est dans le “faire semblant”, dans l’évitement. En effet à force d’abandonner toute forme de d’autorité (l’autorité n’est pas l’autoritarisme), le maire participe au recul de la République. Sur les 12 agents de terrain de la police municipale, il n’y en plus que 8… Sur les 8 agents présents, seuls trois ont été formés pour utiliser les nouveaux équipements commandés. Comment agir dans ces conditions ?
Cela a des conséquences concrètes. Vous avez peut-être remarqué l’absence totale de la police municipale lors de l’inauguration du square Jeanne Vesès, du forum des associations ou encore de la répétition de la biennale de la danse… ?
Nul doute que le maire de Bron fera des promesses sur ce sujet, 2020 étant en vue… Qui va le croire ? La réputation est telle qu’il rencontre d’énormes difficultés à recruter… De notre côté, nous voulons construire une ville, non pas sécuritaire mais sécurisante, que beaucoup ont connu.

Evelyne Brunet, Yann Compan, Marc Dubief, Fred-Ann Labeeuw, Nicolas Cristin, Valérie Boulard, Jacques Champier
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”

Politique sociale ou instrumentalisation politique ?

Si nous ne connaissons toujours pas le projet culturel de la ville, nous observons cependant une offre culturelle portée par les associations qui dépendent largement des subventions et moyens mis à disposition par la ville.
Cette dépendance financière se traduit par la présence d’élus au conseil
d’administration des associations. Le problème de l’indépendance du choix des actions culturelles peut alors se poser.
Ainsi, c’est à l’initiative de la ville qu’a eu lieu la fusion d’Albert Camus et le Pôle Pik, pour devenir Pôle en scènes. La nouvelle entité était présentée comme porteuse d’économies par l’ex Maire A.Guillemot !
Les enveloppes budgétaires devaient rester stables selon l’actuel Maire
J.M.Longueval : 800 000 € pour la commune. La fusion a généré des licenciements économiques à Albert Camus passés sous silence par l’ex Maire et l’actuel.
Le directeur de Pôle en Scènes dirige aussi le centre chorégraphique de Créteil et voyage beaucoup selon la Tribune de Lyon !
L’ex Maire A.Guillemot n’a pas voulu participer au vote des subventions à Pôle en Scènes lors du conseil municipal du 4 /12/ 2017 : 250 000 € de transfert de Camus et 725000 € pour 2018. Des engagements n’ont-ils pas été respectés pour que l’instigatrice de la fusion agisse ainsi ? L’enveloppe semble exploser ! La transparence des comptes : l’opposition municipale n’a pas accès au bilan financier ni au rapport d’activité de l’association hautement subventionnée !

Bernard Justet, Isabelle Da Silva, Stéphane Genin
Groupe “À Bron tout nous rassemble”

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