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Expression des élus

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Tribunes parues dans Bron Magazine n°298 de janvier 2019.

Majorité municipale

Libérer l’espace public de la publicité

Nous recevons en moyenne entre 1200 et 2200 messages publicitaires par jour. Or, s’il est possible d’éteindre sa télévision ou d’installer des bloqueurs sur son ordinateur, il est impossible d’échapper aux panneaux placés dans la rue. Publicité au sol, sur du mobilier urbain, sur les bâtiments ou sur des écrans, enseignes et pré-enseignes commerciales, la publicité est partout dans l’espace public autour de nous, elle nous envahit…  

Pour harmoniser les règles en vigueur sur le territoire de l’agglomération lyonnaise, la Métropole a lancé l’an dernier une large concertation du public et des communes, qui doit aboutir à un nouveau règlement en 2019. Deux orientations essentielles ont été assignées au futur règlement : préserver le cadre de vie des habitants et favoriser le développement de l’attractivité économique de  l’agglomération.

Nous sommes tout à fait favorables avec la première orientation, qui propose de garantir la qualité de notre cadre de vie, et en particulier de limiter la pollution visuelle et nocturne liée à ces dispositifs.

Nous sommes par contre très réservés sur la seconde orientation, qui voit dans la publicité un outil pour “développer l’attractivité métropolitaine”.
Le collectif  lyonnais “Plein la vue”, très mobilisé sur cette question de publicité dans l’espace public, a mené une enquête auprès de 200 commerçants de l’agglomération. 96% d’entre eux n’ont jamais fait de publicité dans l’espace public et seulement 9% pensent que cela peut leur faire gagner des clients. Les panneaux publicitaires, on peut d’ailleurs tous le constater, sont principalement utilisés par les grandes marques nationales. Leur intérêt pour l’attractivité métropolitaine est donc bien limité...

Le troisième axe du futur règlement s’intéresse plus particulièrement aux outils, et entre autres, à l’évolution des techniques d’affichage et de marketing publicitaire.
Nous voudrions à cette occasion dénoncer le développement des nouveaux supports que constitue  la “publicité numérique”, via des “écrans publicitaires vidéos”. Trois écrans de ce type sont déjà installés à Bron sur des espaces privés, mais le long de grandes voiries de notre commune. Nous y sommes opposés pour plusieurs raisons complémentaires :

  • C’est un affichage plus agressif que l’affichage papier. Avec sa luminosité et ses images en mouvement, il capte notre regard et s’impose encore plus à nous. De ce fait, il est source de stress et de fatigue supplémentaire pour tous, mais particulièrement pour les enfants.
  • C’est bien évidemment un gaspillage énergétique. Un panneau numérique de 8 m2 consomme en effet l’équivalent d’un ménage avec trois enfants !  Voilà qui ne s’accorde pas bien avec les engagements de notre Plan Climat Métropolitain, et avec notre volonté d’une consommation sobre autant que maîtrisée.
  • C’est dangereux pour la circulation, car ces écrans publicitaires animés attirent le regard des conducteurs de voitures, et diminuent leur vigilance. Le risque de collisions et d’accidents est donc accru. Plusieurs études l’attestent déjà.

Vous l’aurez compris, pour nous, l’élaboration de ce règlement métropolitain est une bonne opportunité de faire le ménage sur beaucoup de panneaux disgracieux en place, et surtout d’éviter que d’autres, pire encore, ne soient implantés dans notre ville.

La solidarité, une valeur essentielle pour notre ville

À Bron, de nombreuses associations interviennent sur le terrain de la solidarité, cette solidarité que certains caricaturent sous le terme d’assistanat, et qui pourtant participe largement au “vivre ensemble”. Une solidarité qui est bien menacée, si les inégalités continuent à s’accentuer.
Leurs actions sont nombreuses et diversifiées : accueil et aide alimentaire pour les unes, aide aux devoirs, alphabétisation, accès à la culture, accompagnement dans les démarches administratives pour d’autres. La solidarité, c’est aussi redonner de la confiance ou lutter contre l’isolement des plus faibles, des personnes seules ou âgées.

Notre commune à la particularité d’accueillir sur son territoire une grande diversité sociale et économique, avec deux quartiers en politique de la ville, et les besoins sont immenses.

Toutes les associations constatent la dégradation de la situation, l’augmentation des demandeurs accueillis à leurs permanences, la précarité installée dans la durée avec des situations de plus en plus complexes, comme celles des familles monoparentales ou celle des demandeurs d’asile en attente de régularisation, des situations devant lesquelles les bénévoles se sentent souvent démunis.

C’est pour échanger sur leur quotidien et les difficultés rencontrées, pour partager leurs doutes et les actions, et plus largement pour s’interroger sur les nouvelles formes de solidarité qui se mettent en place, qu’un collectif né de ces associations avait décidé fin 2018, d’organiser des Rendez-vous des Solidarités, dans le cadre du festival national des Solidarités Festisol.

Ce fut un beau temps de rencontres, d’échanges et de fêtes autour des questions de  pauvreté, de migrations ou de mixité sociale. Des événements différents, dans des lieux différents, avec des publics différents, qui ont réuni près d’un millier de participants, des familles avec enfants, des collégiens, des habitants de tous les quartiers et des bénévoles.

À retenir, le très intéressant débat final autour de la pauvreté et l’exclusion, à travers les interventions d’un spécialiste de l’Observatoire National de la Pauvreté, d’un sociologue et d’un médecin psychiatre.
Bien sûr, si on veut lutter efficacement contre la pauvreté, les vrais choix sont politiques, et ils nécessitent des moyens (rappelons que le dernier plan pauvreté du gouvernement met sur la table 2 milliards d’euros par an, destinés à 11 millions de personnes, alors que la suppression de l’ISF a rapporté 4 milliards d’euros à quelque centaines de milliers de ménages...).
Rappelons aussi que les associations sont inquiètes de la remise en cause annoncée par l’Europe de ses dotations alimentaires.
Mais l’exclusion et la pauvreté, c’est aussi la perte des liens sociaux, et sur ce terrain, le rôle d’accueil individuel qu’assurent les associations sera toujours fondamental.

Alors oui, la solidarité a encore de l’avenir à Bron. Merci aux Rendez-vous des Solidarités  de nous l’avoir rappelé.

Et puisque nous sommes au début d’une année nouvelle, nous souhaitons à chacun que l’année 2019 lui soit douce et solidaire.

Gérard Arnaud, Françoise Mermoud, Martine Rodamel
Groupe des ÉLUS “EELV”

 


Opposition municipale

À vos côtés

C’est avec joie que nous souhaitons à chacun de vous une belle et heureuse année 2019. De la joie, du travail, des surprises, des bonnes nouvelles, la santé surtout, voilà les vœux que nous formons pour vous et vos familles que nous nous connaissions ou pas. C’est aussi l’occasion de vous remercier de votre confiance depuis quatre ans. Cette confiance, nous la constatons chaque jour que nous passons sur le terrain à vos côtés. Nous vous avons croisés en 2018 lors des vœux aux associations, du téléthon de l’Amicale Laïque, du jambon des amitiés européennes, des matchs de notre club de foot, du tournoi de rugby, des cérémonies officielles, de la choucroute des classes, de la fête de Parilly, des inaugurations ou au détour d’un marché comme au forum des associations. C’est à chaque fois l’occasion d’échanges passionnés sur la ville de Bron (une enquête internet est d’ailleurs en cours https://urlz.fr/8f71). Pour tout cela merci ! C’est grâce à vos remontées et à votre confiance que nous avons pu agir concrètement en 2018.

Des actions concrètes

Rappelons, en ce début d’année, quelques actions significatives menées l’an passé. D’abord auprès des habitants de la résidence Paul Debat : en quatre mois, avec l’aide de certains résidents actifs, nous avons obtenu, par la médiatisation, la réduction effective de la population de pigeons qui était devenue insupportable. Les habitants le demandaient depuis 10 ans ! Ensuite nous avons dénoncé l’absence d’investissement pour la sécurité des habitants (2426€ précisément) en 2017. Nous vous avons sensibilisé aux nouvelles règles d’urbanisme en vous invitant à participer à l’enquête publique de la métropole de Lyon et tiré la sonnette d’alarme, quand la mairie a été bien silencieuse, sur le problème des moustiques. D’ailleurs nous attendons toujours la réponse du maire sur son action en la matière… Nous avons également, au fil de l’année, dénoncé avec vigueur les incivilités dont vous êtes victimes. Nous avons mieux compris les problèmes de stationnement, et les solutions potentielles, grâce à une enquête qui a réuni plusieurs centaines de réponses. C’est aussi cela notre méthode.

Les demi-mesures du maire

En parallèle le maire de Bron a annoncé, à l’approche de l’échéance de 2020, un festival de demi-mesures, soufflées par “L’opposition” (faut-il alors parler d’opposition ?) que nous sommes. Ainsi il a annoncé la création à venir d’un centre de supervision urbain, mais à “mi-temps,” ce qui sera inopérant. Chacun sait que la délinquance n’est pas à temps partiel. Il en est de même pour le nombre de policiers municipaux, tombé à 8 en septembre dernier. Il annonce la création de 4 postes — alors qu’il manque déjà 4 agents —  pour porter l’effectif théorique à 17 policiers
(à l’heure où nous écrivons il y a 9 policiers sur le terrain et un chef de poste). C’est deux fois moins qu’à Saint-Priest ! Ceux qui ont abandonné le terrain de la sécurité font semblant de s’en préoccuper désormais, à moitié... Ce n’est pas crédible on appelle cela se raccrocher aux branches. D’ailleurs la police municipale, qui fermera à 20h, sera absente aux “heures de pointe” de la délinquance et des incivilités. C’est dommage.

Nous serons là en 2019 !

Nous serons là en 2019, présents, constants, à l’écoute et dans l’action pour servir le projet d’une ville qui protège au mieux et qui rayonne de nouveau.  Nous espérons sincèrement que cette année sera apaisée pour chacun.  

Evelyne Brunet, Yann Compan, Marc Dubief, Fred-Ann Labeew, Nicolas Cristin, Valérie Boulard, Jacques Champier
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”

Vous avez dit communication ?

A l’ère de l’information immédiate, la part de la communication est considérable dans la vie des français. Sur le plan national pour faire passer ses mesures le gouvernement manipule l’opinion avec des phrases chocs. Ses mesures ont vu les plus riches favorisés par rapport aux classes moyennes, étudiants et retraités. Arrêt de l’ISF pour les uns, augmentation de la CSG, baisse des APL, fin des retraites indexées sur l’inflation pour les autres. Le président aux retraités : « je vous remercie » ou « Il suffit de traverser la rue pour trouver un job ! » Peut-on accepter cela ? La taxe d’habitation jugée injuste mais exonérée pour certains fut retoquée par le Conseil Constitutionnel, d’où son étalement actuel. Où est l’équité ? Si elle est injuste, c’est pour tous !

Le Maire dispose pour sa communication d’un gros budget et utilise les mêmes pratiques « d’intoxication » ! La délinquance perdure en toute impunité mais est minimisée faute de projet et d’investissement.

Si la ville se reconstruit sur elle-même, les quartiers en difficultés demeurent ! Densification massive sans réelle mixité sociale, ou la loi du plus fort s’impose avec des trafiquants et des islamistes radicaux qui prennent la place de la République. Il faut de la sécurité, du changement et une vision globale pour favoriser la mixité sociale. A défaut, ce sera plus de paupérisation, de ghettoïsation et de difficultés.

La densification de l’ex caserne Raby sera le problème de demain !

En 2020 il faudra s’en souvenir !

Bonne et heureuse année à toutes et à tous..

Bernard Justet, Isabelle Da Silva, Stéphane Genin
Groupe “À BRON TOUT NOUS RASSEMBLE”