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Expression des élus

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Tribunes parues dans Bron Magazine n°291 d'avril 2018.

Majorité municipale

Citoyenneté et égalité homme-femme : un combat du quotidien

Le 12 avril dernier, comme chaque année, avec de nombreux élus, nous avons accueilli en mairie tous les jeunes Brondillants en âge de se voir remettre leur carte d’électeur.

Le passage à l’âge adulte s’est toujours accompagné de rites, dans toutes les sociétés et à toutes les époques : pour les garçons, jeûner, chasser le mammouth, participer à une bataille, porter la barbe, mais également faire ses “Humanités”, c’est-à-dire parcourir le monde pour apprendre des autres civilisations, des autres sociétés…
Dans les classes sociales les moins favorisées, c’était, la plupart du temps, aller travailler aux champs ou à la mine… bien avant l’âge dit adulte, d’ailleurs.
Pour les filles, c’était moins varié : porter le chignon ou le bonnet au lieu des cheveux dans le dos ou tressés symbolisait souvent le passage à l’état de femme et la perspective de porter des enfants, sans le moindre choix, bien sûr… et aussi apprendre de sa mère comment tenir une maison…

Cela peut faire sourire, mais le simple fait de rendre mixte les établissements scolaires, a donné lieu à des combats : il y a encore 50 ans, les filles et les garçons étaient séparés dans de nombreux établissements scolaires, et les femmes ont voté pour la première fois après la Seconde Guerre mondiale.
Il y a quelques décennies seulement que la contraception est accessible à toutes les femmes ; il y a en revanche des pays où ce droit à choisir d’avoir ou non des enfants n’existe pas ou est remis en question…
Au moment où l’on parle beaucoup du cinquantième anniversaire de Mai 68, souvenons-nous que les femmes à l’époque n’avaient pas le droit de posséder un compte bancaire personnel.
Je revendique pour ma part de célébrer ce Mai libérateur, auquel nos pères, mères ou grand-mères ont contribué pour nous laisser une société plus juste et plus égalitaire.
L’égalité hommes-femmes est une réalité relativement récente et toujours en devenir, si l’on considère cela sur des siècles, et dans des sociétés différentes. Je souhaite que ce soit encore aujourd’hui notre combat à toutes et tous, si l’on considère les discriminations qui persistent dans notre XXIe siècle.

Ce sont les raisons pour lesquelles nous avons souhaité, à Bron, remettre avec une certaine solennité leur carte d’électeur aux jeunes filles et jeunes garçons, tant il est vrai que le statut d’adulte, la citoyenneté, ne peuvent aujourd’hui se concevoir sans une conscience de l’égalité entre les hommes et les femmes.
C’est une façon de les accompagner dans leur apprentissage de la citoyenneté ; c’est également pour cela que nous avons créé le Conseil municipal d’enfants, inscrit la devise républicaine “Liberté, égalité, fraternité” sur les frontons de toutes nos écoles, que nous mettons à la disposition du monde associatif des moyens pour faciliter l’organisation de toutes leurs manifestations qui concourent à l’appréhension de la citoyenneté par les jeunes.

Par toutes ces actions, nous entendons les inciter à exercer au quotidien leur rôle de citoyens, à s’engager pour toujours vivre dans une société démocratique où leurs droits seront garantis, car nous ne sommes jamais à l’abri de retours en arrière. C’est une façon de croire en cette génération qui devra rester vigilante.

Françoise Pietka
Groupe Communistes et apparentés

 

Disparition de services publics : ce sont toujours les plus fragiles qui trinquent

Au programme de super-austérité du gouvernement Macron, est prévue une nouvelle réduction des dépenses des trois fonctions publiques, avec une recherche d’économies de l’ordre de 13 milliards d’euros, d’ici à 2022. Cela signifie clairement moins de service public avec une volonté affirmée de réduire le nombre des emplois dans la fonction publique (on parle de 120 000 postes dont 70 000 dans la seule fonction publique territoriale). Et que dire des personnels hospitaliers, en sous-effectif constant, des services d’urgence toujours au bord de la rupture, des soignants qui craignent pour leurs patients la nuit, lorsqu’un collègue malade n’est pas remplacé ?
Nous allons régulièrement soutenir leurs luttes, nous le faisons localement, au Vinatier, aux Hospices Civils… et nos parlementaires relaient sans désemparer leurs luttes au Sénat et à l’Assemblée nationale. De la même façon, nous soutenons le mouvement des cheminots qui se mobilisent non pas contre les usagers – comme on voudrait le faire croire – mais pour la préservation d’un grand service public des transports et du fret.

La “numérisation” ou encore la “dématérialisation des procédures administratives” (taper 1, taper 2… Pôle emploi, CAF, CARSAT, Assurance maladie …) serait la nouvelle recette miracle pour remplacer les fonctionnaires. Nous savons pourtant que la fracture numérique frappe nombre de nos concitoyens, personnes âgées, familles en grande précarité, mais pas seulement. Nombre de jeunes ne savent pas utiliser des services numérisés. Et on voudrait nous faire croire qu’ils pourraient remplacer l’humain ?!!! à quand le médecin-robot qui nous soignera à distance via nos ordinateurs et autres tablettes ou smartphones ?
à Bron, des exemples concrets confirment ces mauvaises nouvelles et méritent notre vigilance : la suppression de la CPAM, de la CAF rue Villard, la diminution des heures d’ouverture de la poste de Parilly (183 jours de fermeture en 2017), la suppression de postes de facteurs….
Concrètement, la suppression de la CPAM en novembre dernier conduit les citoyens de Bron à se rendre à Lyon ou Villeurbanne… ou à apprendre à se servir d’un ordinateur, pour ceux qui en possèdent un.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que 13 millions de personnes en France, qui utilisent peu ou pas Internet, se sentent en difficulté face au développement des usages numériques, selon une étude de l’Agence du numérique.
Or, sans tenir compte de ces problèmes d’exclusion, le gouvernement envisage 100 % de services publics dématérialisés à l’horizon 2022 ! C’est un véritable déni de citoyenneté puisqu’aucun financement n’est à ce jour prévu pour lutter contre l’exclusion du numérique.
Et que dire de la suppression de contacts humains… et des emplois qui vont avec.
Non, la qualité du service public passe encore essentiellement par la présence de ses agents.

C’est pourquoi, nous, élues communistes, avons toujours été et sommes régulièrement aux côtés de tous les citoyens qui reprochent aux pouvoirs publics cet abandon des services de proximité, en milieu rural comme en milieu urbain.

Audrey Chappuis
Groupe Communistes et apparentés


Opposition municipale

Quelle ville veut-on pour demain ?

Le maire a une rengaine : il faut construire pour maintenir la population de la ville à son niveau actuel, soit à l’époque 39000 habitants. Et voilà qu’à force de construire la ville de Bron a dépassé les 40000 habitants !  Chacun remarque, en se déplaçant dans Bron, combien la ville a changé, les immeubles de cinq à six étages succèdent aux petites maisons, les arbres tombent, les bouchons persistent dans les rues tard le soir…  L’ex caserne Raby, futur quartier « Les Terrasses », c’est 1000 logements, soit trois mille habitants à terme ! Le renouvellement urbain à Terraillon va permettre de construire quelques 500 logements sur à peine quatre hectares.  Il est déraisonnable de construire autant de logements sans avoir préalablement posé des jalons forts pour rétablir un sentiment de sécurité à Terraillon. Le maire fait de la  « politique de la ville » et répugne à parler sécurité, il « travaille tous les jours » (sur la sécurité), mais cela ne se voit pas...  Pour renforcer votre sécurité le maire a recruté une « chargée de mission tranquillité publique »… pas des policiers ! Décidément on ne se comprend pas…  

La ville se densifie, elle se densifie même très fortement.   Et pourtant aucun équipement public n’est envisagé : « on verra plus tard » dit le maire, parlant d’une école pour le quartier Raby. Plus grave, la sécurité publique n’est pas prise en compte au démarrage de ces projets, notamment en y incluant la vidéo protection.

Quand la ville se densifie, les problèmes se densifient aussi … On observe déjà ces problèmes : stationnement compliqué, alcoolisme sur la voie publique, circulation très compliquée (en transport en commun comme en voiture), insécurité croissante, structures sportives sous tension, de moins en moins d’arbres et de plus en plus d’air pollué, … Ils vont malheureusement prospérer avec le nombre d’habitants car l’anticipation n’est pas suffisante. 

Alors quelle ville veut-on pour demain ? Du 18 avril au 15 juin 2018, le Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat de la Métropole de Lyon est soumis à enquête publique. Il sera mis en œuvre début 2019. N’hésitez pas à vous exprimer sur le registre numérique ou en mairie lors des permanences des commissaires enquêteurs. Ce document sera la référence pour l’organisation de la ville de demain. C’est lui qui décrit le futur du quartier des Genêts (en R+6 pour une part… ), l’avenir du secteur de Casino au centre ville, ou encore le projet du secteur de la Vie Guerse.  Les grands projets de Raby, Parilly et Terraillon entrent également dans ce cadre. Sans oublier les secteurs Marne/Pagère (autour de la pépinière) et derrière le commissariat qui sont également concernés.

La ville va être transformée en autorisant plus de hauteur notamment. Un coefficient « de pleine terre » empêchera des constructions sur de trop petites parcelles. Le point noir du nouveau PLU-H est le stationnement. Pour les immeubles à proximité d’un axe fort de transport en commun (tramway ou bus pour Bron), l’obligation minimale sera de 0,6 ou 0,9 stationnement par appartement… C’est clairement méconnaître les besoins des habitants !

L’urbanisation réussie est une urbanisation maîtrisée et équilibrée. Malheureusement, à des fins fiscales (plus il y a d’habitants, plus les impôts entrent, + 3% cette année…), la mairie de Bron laisse le béton couler à flot au détriment de la qualité de vie de demain. 

Yann Compan, Evelyne Brunet, Marc Dubief, Fred-Ann Labeew, 
Nicolas Cristin, Valérie Boulard, Jacques Champier.
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”

 

Électoralisme de l’oubli ?

Sept génocides ont jalonné l’histoire de l’humanité : deux ont marqué notre pays, celui des Juifs, organisé par les nazis durant la 2e guerre mondiale et celui des Arméniens en 1915. Il fut organisé par le Comité Union et Progrès (CUP) au pouvoir en Turquie. Ce premier génocide de l’histoire fit 1 500 000 victimes soit les deux tiers de la population arménienne de l’empire ! La France connue alors une arrivée massive d’arméniens rescapés de ce génocide. Arrivés à Marseille complètement démunis, ils trouvèrent pour bon nombre du travail dans notre région et agglomération dont l’est lyonnais.

A ce jour, la Turquie n’a pas reconnu son rôle historique comme a pu le faire l’Allemagne avec la Shoah !

Le groupe socialiste et apparentés dans sa tribune du Bron Magazine de janvier dernier faisait état des actions mémorielles mises en oeuvre par la majorité et le détail de chacune des cérémonies célébrées.

Dans cette longue énumération, rien apparaît sur le premier génocide, celui des Arméniens...Pourtant, le porteplume de cette tribune faisait état de son réel attachement à l’histoire !

Lyon, Villeurbanne, Décines, Meyzieu ont un temps mémoriel annuel dédié à ce génocide sauf Bron alors que cette communauté est intégrée depuis près d’un siècle !

Électoralisme de l’oubli ?.

Bernard Justet, Isabelle Da Silva, Stéphane Genin, 
Groupe “À BRON TOUT NOUS RASSEMBLE”

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