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Expression des élus

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Tribunes parues dans Bron Magazine n°293 de juin 2018.

Majorité municipale

Aménager la ville pour faciliter le vélo au quotidien

La fermeture du carrefour Roosevelt/Pinel pour les travaux du tram T6 complique beaucoup les déplacements de tous ceux qui empruntent ce secteur, et génère des embouteillages dans toute la partie Ouest de notre commune.
C’est l’occasion pour certains de tester d’autres modes de transport que la voiture ou le bus. Les comptages automatiques de vélos mis en place par la Métropole (www.eco-public.com/ParcPublic/?id=3902#) montrent une progression très sensible du nombre de cyclistes empruntant la piste cyclable sur l’avenue Franklin-Roosevelt le long du Vinatier. 

L’an dernier, tous les jours de semaine, entre 800 et 1000 vélos empruntaient déjà cette piste cyclable. On le voit, le vélo n’est plus un mode de transport anecdotique, il est adopté au quotidien par de nombreux Brondillants. Son usage a d’ailleurs été multiplié par 4 en dix ans dans l’agglomération lyonnaise.
 
Faciliter l’usage du vélo est aujourd’hui un enjeu national. Plus de 200 parlementaires ont demandé récemment au gouvernement  de « mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités », avec le constat que « nous avons vingt ans de retard par rapport à d’autres pays européens ». Comme ils le rappellent, le vélo ne présente en effet que des bénéfices : simple d’utilisation, peu onéreux, rapide, pratique, en phase avec son époque, s’adressant à tous sans distinction sociale ou géographique et bon pour la santé. 

Au niveau de notre agglomération et de notre commune, les choses avancent, et nous nous en félicitons :
- d’ici 2020, la Métropole s’est engagée à mettre en œuvre 1000 km de pistes cyclables dans l’agglomération. La dernière en date à Bron a été créée rue de la Marne il y a quelques mois seulement. Rappelons notre souci, relayé par les conseils de quartier, de trouver une solution rapide aux deux points noirs que constituent pour les vélos le carrefour de la Boutasse et le passage sous l’autoroute A43, avenue du 8 mai 1945.
- la création de Zones 30, comme aux Essarts et bientôt aux Genêts, est également une façon de mieux partager la rue entre ses différents utilisateurs, et de donner plus de place aux piétons et aux vélos. 
- de nouvelles possibilités réglementaires permettent de faciliter l’usage du vélo et devraient être prochainement développées à Bron  :  des tourne-à-droite cyclables dans les carrefours à feux, des contresens cyclables dans les rues à sens unique, des zones de stockage devant les voitures (« sas vélo ») aux feux pour une meilleure sécurité...

- une carte d’itinéraires facilement cyclables à travers notre ville est en cours de préparation, avec des conseillers de quartier et des cyclistes brondillants.

- Vélo’v va arriver à Bron en 2019, comme promis par la Métropole.

- le nombre d’arceaux vélo pour se garer en sécurité devant les équipements, les commerces, ou à l’intérieur des écoles, augmente régulièrement.

- enfin, on le sait, l’un des freins à l’utilisation du vélo est la difficulté de le stationner à son domicile. Le nouveau Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat, actuellement en cours d’enquête publique, rendra obligatoire la création de locaux vélo dans les nouveaux immeubles.

Le SYTRAL a fait le pari, dans son nouveau Plan de Déplacements Urbains, qu’on utilisera autant le vélo à Lyon dans 10 ans, qu’à Strasbourg aujourd’hui. Ce que les Alsaciens font, on peut le faire aussi. Il faut simplement aménager la ville qui va avec.

Répondre à la fracture numérique par un meilleur service  au public

Nos collègues du groupe Communistes et apparentés ont dénoncé dans leur dernière tribune la disparition des services publics de proximité, au profit du tout internet, voulu par le gouvernement à l’horizon 2022.

Nous partageons leur position,et avons, comme d’autres Brondillants, signé la pétition proposée par l’association “Droits pour tous”, qui protestait contre la fermeture sans concertation il y a 6 mois de l’antenne brondillante de la Sécurité Sociale. Cette antenne recevait 180 personnes par jour de permanence et répondait à un réel besoin des assurés sociaux : ceux n’ayant pas accès à internet à domicile ou ne maîtrisant pas suffisamment l’outil informatique, les personnes âgées ou ayant des difficultés avec la langue française, les dossiers complexes nécessitant un échange au guichet avec un personnel compétent... Elle doit impérativement être rouverte.

Il est évident que la “dématérialisation” a des avantages pour beaucoup (simplification des démarches, souplesse horaire, gain de temps, économie de papier). Mais il est possible de dématérialiser tout en conservant un accès physique aux services. C’est ce qu’a fait la Ville, avec la mise en place de l’Espace École, un portail web pour les parents d’élèves.

Celui-ci permet la dématérialisation des différentes inscriptions scolaires et périscolaires, le règlement de la restauration scolaire et plus généralement un grand nombre d’échanges d’informations. 
Aujourd’hui, 60% des 2 800 familles concernées utilisent l’Espace École, ce qui supprime pratiquement pour elles l’obligation de se déplacer à la mairie, déjà un premier bénéfice en terme environnemental.

De plus, avant le l’Espace École, les échanges entre la Ville et les familles se faisaient sur support papier. La Direction de l’Action Éducative a évalué à pratiquement une ramette par enfant, le papier consommé sur l’ensemble de sa scolarité (390 feuilles exactement, 60% de la part de la Ville, 40% de la famille), papier qui est donc économisé aujourd’hui. Ce qui représente une économie financière et environnementale chaque année de 750 ramettes de papier. Pour la Ville, pour prendre une comparaison simple, cela représente la hauteur d’un immeuble de 6 étages... 

Enfin, le temps gagné par la dématérialisation permet aux agents municipaux d’être plus disponibles pour les familles les plus en difficulté avec les démarches administratives et les plus éloignées du numérique. C’est donc un bénéfice social indéniable.
La Ville s’est lancée dans la dématérialisation, pour simplifier les démarches administratives des habitants et pour mettre en place au quotidien un développement plus durable. Mais pas pour faire des économies brutales sur le dos des Brondillants les plus fragiles. 

Gérard Arnaud, Françoise Mermoud, Martine Rodamel
Groupe des ÉLUS “EELV”


Opposition municipale

Pourquoi la Sécurité n’est-elle pas une priorité à Bron ?

Dans le dernier Bron Magazine, le maire nous explique, à l’aide d’une double-page, qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer notre sécurité. Le besoin de se sentir en sécurité est une priorité pour tous les habitants, des Genêts à Saint-Jean, de Terraillon à Parilly, en passant par le centre ville et les Lads. Alors qu’en est-il ? Quelles sont les moyens d’action du maire de Bron en matière de sécurité. Pour cela, nous vous proposons ce quizz, 
vrai ou faux…

La police municipale peut-elle réaliser des contrôles routiers ? 
VRAI ! La police municipale est pleinement compétente pour assurer la police de la route pour les véhicules (deux et quatre roues) en stationnement ou en circulation. Ainsi, elle peut réaliser des contrôles de vitesse, verbaliser en cas de feu rouge grillé, tout comme elle peut assurer la police du stationnement. Elle est aussi compétente pour intervenir pour faire cesser les rodéos motos et autres quads qui vont, avec le printemps qui arrive, polluer votre quotidien. Le maire de Bron a décidé de ne pas orienter sa police vers ces missions… 

La police municipale peut-intervenir en cas de flagrant délit ? 
VRAI ! La police municipale qui constate un flagrant délit peut intervenir en vue de remettre le mis en cause à la police nationale. En effet, l’agent de police municipale est agent de police judiciaire adjoint par délégation du maire qui est officier de police judiciaire. Il peut procéder à un relevé d’identité pour dresser les procès-verbaux des infractions constatées. 

La police municipale est-elle compétente dans les transports en commun ? 
VRAI ! L’article L2241-1 du code des transports indique « infractions aux dispositions du présent titre ainsi que les contraventions prévues par les règlements relatifs à la police ou à la sûreté du transport et à la sécurité de l’exploitation des systèmes de transport ferroviaire ou guidé ». Ainsi, par exemple, sous réserve de décision du maire, la police municipale, pourrait intervenir pour verbaliser ces jeunes qui s’accrochent aux tramways… 

La ville de Bron a-t-elle un système de vidéo-protection efficace ? 
FAUX ! Les caméras de Bron (dont la plupart surveillent le périphérique ou l’autoroute) ne sont pas supervisées en temps réel. Autant dire que cela ne sert à rien ! La vidéo-protection permet à la police municipale ou nationale d’agir vite, de secourir et facilite la résolution de certains délits, dont les cambriolages qui sont en hausse de plus de 20% à Bron.

La sécurité est-elle une priorité pour le maire ? 
FAUX ! Le budget sécurité c’est 30000€ en 2018  soit 0,5% des investissements. Avec 13 agents de police municipale, soit 1 agent pour 3000 habitants, Bron est très en dessous du 1 pour 1000 qui est la bonne mesure… Il manque a minima 13 agents pour assurer une présence continue. Et quand le maire recrute c’est pour faire de la «médiation » ! À Bron le budget communication est supérieur à celui de la sécurité du quotidien, cela veut tout dire. 

La sécurité repose sur trois pieds qui doivent être équilibrés : la médiation, le social et la surveillance/répression. L’équilibre n’est pas respecté : le volet répression est inexistant car de nombreux leviers ne sont pas utilisés ! C’est le choix du maire. Bron, est la dernière grande ville de la Métropole à refuser d’agir concrètement pour assurer la sécurité de ses habitants et cela se voit, cela se sait, cela se sent. Le terrain perdu sera difficile à regagner. Il y a urgence. C’est une question de volonté politique. 

Yann Compan, Evelyne Brunet, Marc Dubief, Fred-Ann Labeew, 
Nicolas Cristin, Valérie Boulard, Jacques Champier
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”

 

PLU-H : La massification en marche !

Les orientations du Maire vont porter la croissance urbaine de la ville sur la réserve foncière du Triangle de l’Aviation, Raby, le renouvellement urbain de Terraillon et Parilly, l’opération Casino du centre-ville, la route de Genas et les Genêts ! La modification du calcul des hauteurs (à partir de l’égout et non au faitage) va permettre de rehausser les maisons individuelles et immeubles existants !
Nous allons avoir une Zone de centralité dense, une résidentielle d’immeubles collectifs, une de mixités de formes compactes pavillons et collectifs avec dominante d’habitation collective et, une de type maisons individuelles.
Le coefficient de pleine terre va obliger les constructeurs à conserver une surface verte d’une part et d’autre part limiter la spéculation immobilière pavillonnaire qui consistait à réaliser deux maisons et plus sur un même tènement. La création d’un périmètre d’intérêt patrimonial va permettre de préserver /conserver/restaurer ces secteurs pour des motifs culturels, historiques ou architecturaux ; deux sont identifiés.
L’amélioration énergétique du parc privé et public est un axe intéressant mais n’a pas d’objectif quantifié.
Ce PLU-H confirme la massification de la ville ou la mixité des formes d’habitat va bouger au détriment du pavillonnaire notamment dans les secteurs diffus, avec une augmentation de logements sociaux dans une ville déjà bien dotée et ou la mixité sociale dans certains quartiers a disparu.
Du 18 avril au 15 juin 2018,le PLUH est soumis à enquête publique, exprimez-vous sur le registre en mairie.

Bernard Justet, Isabelle Da Silva, Stéphane Genin
Groupe “À BRON TOUT NOUS RASSEMBLE”

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