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Expression des élus

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Tribunes parues dans Bron Magazine n° 286 d'e Novembre 2017.

Opposition municipale

Mi-mandat : quel bilan ?

L’année 2017 marque la mi-mandat depuis la dernière élection municipale. A cette occasion, il est de coutume, dans de nombreuses communes, que l’équipe aux commandes présente un document-bilan avec ses premières réalisations. À Bron, rien. Si on peut lire dans le Bron Magazine de réguliers satisfécits, photos du maire à l’appui, les Brondillants ne méritent visiblement pas d’être informés correctement. Ce bilan est-il si maigre qu’on le cache ? Pourtant, ce n’est pas le budget qui manque à la communication (700 000 euros) !
Et l’opposition ? Toujours présent à tous les conseils municipaux, notre groupe reste uni depuis 2014. Nous n’avons pas attendu la mode politique actuelle pour travailler ensemble en harmonie : sur les 7 élus qui composent le groupe “Un Avenir pour Bron“, 4 sont encartés à droite, 1 au centre et 2 sont issus de la société civile sans étiquette…
Ce groupe, actif et présent lors des événements de la vie brondillante, a su s’opposer, certes, mais a présenté de nombreuses propositions à la majorité. C’est ainsi que nous concevons notre rôle : si nous exprimons clairement notre désaccord avec la gestion de l’actuelle municipalité, nous produisons aussi des idées pour améliorer les choses. Nous aimerions souvent faire plus et donner des solutions concrètes aux habitants qui nous sollicitent régulièrement, mais nous n’avons pas les manettes de la ville !
Quel est notre bilan de mi-mandat ? Nous avons regroupé en 6 thématiques les principaux sujets soumis en conseils, par voie de presse ou autres moyens de communication à notre disposition.
PROPRETÉ/CADRE DE VIE : une de nos demandes les plus répétées. Nous nous sommes opposés à la suppression du ramassage des encombrants, notamment pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Nous avons insisté sur la refonte des marchés forains pour en améliorer la qualité et la propreté en proposant un groupe de travail, de nouveaux jours d’ouverture…
Nous avons aussi demandé de mutualiser la cuisine centrale avec d’autres communes voisines.
CULTURE : face au changement de l’Espace Albert Camus, nous proposions un débat ouvert sur l’offre culturelle à Bron, sa diversité et le maintien de la place des associations qui animent la ville.
URBANISME : nous voulions une meilleure anticipation face au chantier à venir de l’ancienne caserne Raby. Veiller à la place des écoles dans ce nouveau secteur urbanisé, une meilleure prise en compte des attentes des riverains. Nous avons aussi proposé en conseil d’améliorer le projet de déclassement de l’A6/A7 pour ne pas pénaliser les habitants de l’Est lyonnais face au détournement de trafic routier.
SÉCURITÉ ET TRANQUILITÉ PUBLIQUE : le gros point faible de l’équipe en place. Nous voulions faire appliquer la charte des mariages pour empêcher les troubles liés aux cortèges. Nous proposons aussi depuis des années de renforcer et de mieux équiper la police municipale qui mérite d’avoir une vraie mission. Idem pour la vidéo-protection insuffisante, inefficace, mal utilisée. Récemment encore nous demandions le test de la future police de sécurité quotidienne à Bron.
VIE CITOYENNE : nous avons vainement demandé que les élus puissent gérer les conseils de quartier bénévolement. On aurait ainsi évité deux postes d’adjoints supplémentaires par rapport au mandat précédent, des économies pour la commune.
RESPECT DES RÈGLES RÉPUBLICAINES : sur ce point, nous souhaitions la mise en place d’une charte de la laïcité et nous répétons notre volonté de lutter contre le communautarisme, notamment en nous mobilisant
contre tout lieu de prière intégriste.
Notre souci d’améliorer les choses ne s’arrêtera pas et nous continuerons la mission pour laquelle les brondillants nous ont élus.

Yann Compan, Evelyne Brunet, Marc Dubief, Valérie Boulard,
Nicolas Cristin, Fred-Ann Labeeuw, Jacques Champier
Groupe “UN AVENIR POUR BRON”

Le premier programme de rénovation urbaine est achevé !

Le premier programme de rénovation urbaine est achevé !

Terraillon: Le désenclavement de la Caravelle, la rénovation de la galette commerciale, les services publics, le 8 à 8, l’école P Cot et l’espace J Duret sont des réalisations positives.

Toutefois la route de Genas très densifiée fait qu’il est urgent de réaliser une ligne de tram et écarter le trafic de transit. Le parc de logements sociaux est excessif. Constitué de copropriétés des années 1960 : 1500 logements sur les 3000 du quartier, assurent une fonction de parc social. La réalisation de logements sociaux : locatifs, 1%patronal, accession sociale… vient s’ajouter ! La mixité sociale a disparu. En ZEP, les écoles ont des enfants qui ne maitrisent pas le français couramment !
La fonction résidentielle du quartier a disparu. Les résidences Plein Ciel, Bellevue, Constellation et les villas ont vu le prix des logements s’effondrer ! 

Parilly : la démolition est justifiée vu la vétusté des constructions, de même que la réalisation de petits immeubles sociaux sur le début de la rue J Jaurès, le pôle culturel Pôle Pik.

La concentration de logements rue J Voillot, génère une revente d’appartements. Les immeubles surplombant les villas rue des Roses fragilisent ce secteur ; cela poussera les propriétaires à la vente et au remplacement par des immeubles !
Les commerces de proximité disparaissent.
L’insécurité est galopante sur les deux quartiers : rodéos, stationnement sauvage, courses de véhicules, commerces illicites. A cela s’ajoute la montée du communautarisme !
Des millions d’euros pour un triste bilan !.

Bernard Justet, Isabelle Da Silva, Stéphane Genin
Groupe “À BRON TOUT NOUS RASSEMBLE”


Majorité municipale

Les valeurs du sport, un pont entre passé et avenir

Le sport est vecteur de valeurs essentielles impactant la cohésion sociale, la santé et le bien-être. C’est une formidable source d’inspiration pour la jeunesse car il participe à la construction et à l’éducation de chaque femme et chaque homme en devenir. C’est une école de la vie qui favorise la solidarité, le respect, l’esprit d’équipe et les rencontres. Par ailleurs, à Bron, le sport est synonyme de diversité, ce qui fait notre différence et notre force !
Ce sont l’ensemble de ces valeurs qui fondent notre politique sportive, car si notre souhait est de permettre aux jeunes Brondillants de devenir de bons sportifs, notre vœu le plus cher est d’en faire d’excellents citoyens ! 
Ces valeurs, nous les partageons avec l’ensemble des acteurs du monde sportif et nous voulons les faire perdurer dans le temps.

Cet automne, les deux cérémonies en hommage à deux personnages de la vie sportive brondillante s’inscrivent dans cette volonté de porter les valeurs humaines qu’ils défendaient comme l’insertion par le sport.
Le nom de Charles Tourdes, adjoint au Maire disparu à l’été 2016, sera donc donné à la tribune du stade Pierre Duboeuf, comme un symbole de son engagement pour sa Ville et son soutien aux bénévoles associatifs, comme un écho au souhait qu’il exprimait, à chaque match, en tant que président d’honneur du rugby, que ce stade soit un lieu de mixité et de vie.
Le boulodrome de Terraillon est lui aussi un haut lieu de la mixité, grâce notamment à l’action d’Henri Bayada. Lui, qui a agi pour la parité, en permettant le développement de la pratique féminine de ce sport. Lui, qui a également beaucoup oeuvré pour la pratique de nombreuses personnes en situation de handicap au boulodrome qui portera désormais son nom.

Le respect de ces valeurs et de ceux qui les ont défendues nous guide pour l’avenir, afin que le sport à Bron reste au même niveau de performance pour tous.
C’est dans cet esprit que nous avons investi, en lien direct avec le club, pour la rénovation complète du terrain synthétique du stade Jean Jaurès que nous avons inauguré tout récemment. C’est également pour cela que nous investissons dans notre gymnase Louis Pradel et la rénovation du gymnase scolaire Alsace Lorraine.
Bien sûr, nos installations ne sont pas extensibles mais nous oeuvrons pour que tous y trouvent leur place et que chaque association puisse y développer son projet. C’est pourquoi nous accompagnons et soutenons activement nos clubs, en lien avec l’OMS. 

Et puisque l’on parle d’avenir, réjouissons-nous que Paris accueille les Jeux Olympiques de 2024 !
C’est une chance pour nos jeunes qui vont pouvoir vivre de près cet événement planétaire qui va se décliner sur plusieurs années. C’est une chance également pour l’ensemble des éducateurs sportifs dont le challenge va être de faire partager à tous nos jeunes les valeurs de l’olympisme : l’excellence (pas seulement pour gagner, mais participer, progresser, et se dépasser), l’amitié (considérer le sport comme instrument visant une meilleure compréhension mutuelle entre les individus malgré les différences)  et le respect (de soi, des autres, des règles ainsi que de l’environnement). 
Nous serons évidemment aux côtés de ces éducateurs, aux côtés de nos clubs sportifs et de leurs nombreux bénévoles, sans qui, redisons-le, Bron ville la plus sportive n’aurait pas le même éclat ni la même résonance sur le territoire.

Djamel Boudebibah
Groupe SOCIALISTES ET APPARENTÉS

L’insertion, une clé pour l’emploi 

6 millions de chômeurs en France et près de 2 millions de bénéficiaires du RSA, ce ne sont pas uniquement des chiffres alarmants. Ce sont autant de femmes et d’hommes qui vivent des situations personnelles, familiales, d’extrêmes souffrances. 

Nous ne devons pas nous résigner à laisser nombre de nos administrés sur le bord de la route. Nous ne devons pas fermer les yeux sur ce constat d’échec alarmant. Notre devoir est de tout mettre en œuvre pour lutter contre ces inégalités sociales et professionnelles. Le bien-vivre ensemble passe par le respect, l’écoute, la bienveillance vis-à-vis de nos concitoyens les plus fragiles.

Bron assume pleinement son rôle et s’évertue à déployer une politique pour favoriser l’insertion de ces personnes. Pour répondre à ces défis, Bron dispose d’un réseau de structures permettant l’accueil, l’orientation et l’insertion des jeunes et adultes en recherche d’une formation ou d’un emploi. Nous pouvons citer le Programme de Réussite éducative (PRE), la Régie de Quartier RIB, la Mission Locale, Pôle Emploi, l’organisme de formation CEFI, le PLIE Uni-Est ou encore le CIDFF. Des professionnels compétents, engagés et au plus près des usagers. Le travail en synergie de tous ces acteurs conduit à l’élaboration de parcours individualisés qui alternent des phases d’orientation, de remise à niveau, de stages d’immersion et de formation.

Grâce à la diversité des dispositifs proposés par ces structures mais aussi par l’engagement d’entreprises citoyennes, des dynamiques émergent et des solutions sont apportées quotidiennement à ces publics.
N’oublions pas non plus de saluer le travail important mené par toutes nos associations sportives et culturelles qui contribuent, elles aussi, à favoriser l’insertion sociale d’un grand nombre de personnes. Lieux d’échanges, d’acquisition de savoirs et de savoir-être informels, ces structures jouent un rôle précieux qu’il convient de reconnaître.

Toutes ces énergies collectives pourraient être menacées si le gouvernement voulait persévérer dans sa volonté de réduire les emplois aidés. Prendre une telle décision, c’est nier la volonté des personnes les plus en difficultés de se former, d’apprendre un métier. Car oui, les emplois aidés sont un formidable tremplin vers une insertion durable pour ces personnes les plus éloignées du monde du travail.

20 emplois dans les services municipaux sont menacés. Les services rendus par ces personnes en insertion ne pourront pas être absorbés. Cette mesure prise sans concertation avec les acteurs locaux nous amène aujourd’hui à avoir de réelles inquiétudes pour l’accueil de nos enfants dans les écoles, la prise en charge de nos personnes âgées ou de nos concitoyens porteurs de handicap. Si ces emplois aidés ne sont pas l’unique réponse à la problématique du chômage, force est de reconnaître qu’ils ont un rôle à jouer pour le réduire dans le temps en permettant à leurs bénéficiaires d’acquérir une première expérience professionnelle. 
Bron continuera dans les semaines à venir à négocier avec les services de l’État pour défendre la cause de ces emplois. à noter que grâce à la mobilisation de la Ville et de ses partenaires, certains postes ont déjà pu être sauvés, dans l’intérêt de structures associatives brondillantes concernées mais surtout des demandeurs d’emploi qui pourront ainsi acquérir une première expérience.

Lucien Inami
Groupe SOCIALISTES ET APPARENTÉS