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Etape 7 - Embarquement pour l’âge d’or

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Accès :

  • Depuis le restaurant "L'Assiette", marcher en direction de la tour de contrôle et se rendre aux pieds de celle-ci.

22 juin 1965. La foule s'est massée sur les terrasses de l'aéroport, comme les jours de meeting aérien. Sauf qu'elle n'attend pas la Patrouille de France mais un simple avion de ligne. La Caravelle d'Air France parait à l'horizon, se pose puis roule sur le tarmac jusqu'aux abords de la nouvelle aérogare. On approche la passerelle. Quatre garçons en descendent. Cheveux longs, nonchalants, ils saluent leurs fans et la télévision venue pour l'occasion. Les Beatles arrivent à Bron. Le délire commence. Ruée des photographes. Chasse effrénée aux autographes. Bousculade dans le hall de l'aérogare, pleine à craquer. Les Beatles se frayent un passage jusque vers la sortie. Pour eux, pas de formalités douanières. La police forme un cordon de sécurité autour de leur auto américaine, qui démarre au plus vite. Ce soir, ils doivent se produire sur la scène du Palais d'Hiver, leur seul concert jamais donné à Lyon. L'aéroport de Bron vit là l'un des plus beaux moments de son âge d'or.

Après la Seconde guerre mondiale, la France entre dans une période de prospérité sans précédent au 20e siècle : les Trente Glorieuses. Dans le même temps, l'aviation civile accomplit d'énormes progrès, marqués par la montée en puissance des avions gros porteurs, l'arrivée des premiers appareils à réaction - dont la célèbre Caravelle, en 1957, et par la démocratisation des voyages aériens. L'aérogare des années 30 ne suffit plus à faire face au trafic, et ne répond plus aux exigences techniques de l'époque. En 1956, la Chambre de Commerce de Lyon, concessionnaire de l'aéroport, décide de moderniser toutes ses installations. Trois ans d'études et de travaux suivent, jusqu'à l'inauguration des nouveaux bâtiments, le 20 juin 1959. Située à l'est de l'aérogare des années 30, et aujourd'hui à l'arrière du magasin Castorama, la nouvelle aérogare se compose de deux longs immeubles à l'architecture rationaliste typique des Trente Glorieuses. Un premier bâtiment présente sur trois étages des locaux techniques, de vastes salles d'attente, un grand hall d'accueil pour les départs et les arrivées, les locaux de la police et de la douane, et enfin un restaurant dans les étages. Un second immeuble, lui, sert aux services administratifs de l'aéroport et accueille les salons d'honneur pour les personnalités officielles. Très vite, le tout s'avère insuffisant et doit être complété en 1969 par une nouvelle extension, dont vous pouvez voir les fenêtres bleues en tournant le dos à la tour de contrôle. Les bâtiments de l'aérogare couvrent alors une surface 10.000 m2 ; de quoi jouer dans la cour des grands, en confortant le rôle désormais international de la piste, et sa troisième place parmi les aéroports de province.

"Lyon-Bron" connaît à ce moment-là son apogée, avec une cinquantaine de lignes desservant la France, l'Europe et l'Afrique du Nord, qui transportent en 1972 plus d'un million de passagers. A cette époque, le décollage ou l'atterrissage d'un avion est toujours un spectacle, qui provoque immanquablement l'arrêt des autos circulant sur la nationale 6, leurs conducteurs étant trop heureux de pouvoir l'admirer. Mais ce qui était un atout dans les années 1930, la proximité de Lyon, finit par devenir un handicap. Cerné de tous côtés, l'aéroport ne peut plus répondre au développement du transport aérien, d'autant plus que les Brondillants et les habitants des villes voisines ne supportent plus d'entendre le rugissement des réacteurs à longueur de journée. Le temps est venu de déplacer l'aéroport vers une localisation plus favorable. Le transfert intervient le 20 avril 1975, pour Lyon Saint-Exupéry.

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    - Remarquer à droite la tour de contrôle, le hangar Caquot, aujourd'hui disparu, et le bâtiment aux fenêtres bleues
    Carte postale Editions La Cigogne, Lyon.
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  4. Vignette
    Carte-postale CIM
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