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Etape 6 - L’hôpital Femme - Mère - Enfant

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Pendant plus de 70 ans, une grande majorité des habitants de l'agglomération lyonnaise naquit dans le 3e arrondissement de Lyon, à l'hôpital Edouard-Herriot (Grange-Blanche). Nous en connaissons tous, parmi nos amis ou les membres de notre famille ! Quant aux enfants malades, ils étaient dirigés vers différents établissements lyonnais, à commencer par l'hôpital Debrousse, qui leur était spécifiquement consacré. Mais une fois de plus, le temps fit son oeuvre, et rendit ces structures d'un autre siècle obsolètes. L'hôpital Debrousse, avec ses belles galeries 1900, ouvrant sur les sommets de Fourvière, ferma ses portes en 2008 et fut transformé deux ans plus tard en résidences de standing. De son côté, la maternité de Grange-Blanche, où trop souvent les nouvelles mamans dormaient dans des couloirs surchargés à défaut de chambres disponibles, rêvait de jours meilleurs. Les Hospices Civils de Lyon se trouvaient par ailleurs confrontés à une concurrence de plus en plus marquée des établissements privés, hôpitaux et cliniques confondus. Le temps d'un grand saut en avant était venu. Sa première pierre fut posée à Bron, une fois de plus sur des terrains fournis par l'hôpital du Vinatier : en 2008 ouvrait l'institution devant laquelle vous vous trouvez maintenant, l'hôpital Femme-Mère-Enfant.

Une fois n'est pas coutume, les HCL s'allièrent un grand nom de l'architecture pour réaliser leur oeuvre : Adrien Fainsilber, auteur, entre autres, de la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Le chantier, mené de 2003 à 2007, accoucha d'un mastodonte de 110.000 m2, au plan en U formant un corps central de 232 mètres de long et de 9 niveaux, prolongé à droite et à gauche par deux bras tendus vers ses aînés neuro et cardio. Avec cette nouvelle réalisation, le nord du Vinatier changea radicalement d'aspect, passant d'immeubles isolés en lisière de plateau, à un véritable quartier hospitalier, un quartier qui n'attend plus que son tramway, le T6, prévu à l'horizon 2019-2020.

Comme l'avaient fait un demi-siècle plus tôt les concepteurs des hôpitaux neurologique et cardiologique, la volonté des architectes de "l'HFME" fut de regrouper sous un même toit toutes les disciplines médicales en rapport avec les femmes, les mères et les enfants : la gynécologie, l'obstétrique, la néonatalogie et la pédiatrie. Le rapprochement des spécialistes les plus reconnus de la région Auvergne-Rhône-Alpes voire de France, favorise ainsi les soins des consultants et des personnes hospitalisées dans l'un des 500 lits de l'établissement, notamment en cas d'affections graves ou de maladies rares. Ici, les couples ou les personnes en grande détresse trouvent les médecins adaptés à leur cas ; ainsi, "une plateforme régionale d’onco-fertilité a été mise en place ; elle réunit les médecins oncologues et de la reproduction et permet d’optimiser la prise en charge de la préservation de la fertilité avant traitements stérilisants contre le cancer". "Nous arrivons maintenant à prendre en charge des cas considérés jusqu'à une époque récente comme désespérés", affirment encore les responsables de services à la pointe des techniques médicales du 21e siècle.

Extrêmement riche, la palette des services prodigués va du traitement des pathologies spécifiques aux femmes, la fécondation in-vitro (près de 1900 réalisées en 2014), la surveillance des grossesses, jusqu'aux soins et aux opérations chirurgicales prodigués aux enfants et aux adolescents (neurologie pédiatrique, chirurgie uro-viscérale, thoracique et de transplantation, endocrinologie, diabétologie, maladies héréditaires du métabolisme, pneumologie, allergologie, mucoviscidose, psychopathologie du développement, etc.). Sans oublier l'activité la plus tendre de l'établissement, l'accouchement : avec plus de 4500 naissances par an, l'HFME est devenu une vraie "usine à bébés", disent les Brondillants en souriant !

 

Pour aller à l'étape suivante :

  • Depuis l'hôpital Mère-Enfant, prendre le bus C8 en direction de Grange-Blanche (un bus toutes les 10' en semaine), et descendre à l'arrêt Ambroise Paré.
  • Prendre le tram T2 en direction de Saint-Priest, et descendre à l'arrêt les Alizés.
  • Rejoindre l'école à pieds, en suivant le cours Franklin-Roosevelt puis l'avenue Général-de-Gaulle en direction de l'aéroport, jusqu'aux abords de la place d'armes où l'on s'arrêtera, avant de rejoindre l'entrée de l'école.

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